• Utilisation et traitement de l’eau
• Energie
• Lutte contre le changement climatique et les gaz à effet de serre
• Rejets atmosphériques
• Utilisation et gestion des déchets
La production de pâte et de papier-carton nécessite l’utilisation d’importants volumes d’eau à de nombreux stades du process industriel. En effet l’eau est le support des matières premières papetières, leur véhicule dans tout le circuit de fabrication et elle contribue à leur bonne répartition lors de la formation de la feuille.
La plus grande partie des eaux utilisées dans le procédé papetier est déjà recyclée, cependant certaines applications particulières nécessitent l’utilisation d’eau supplémentaire. Celle-ci est essentiellement prélevée dans les rivières.
Après utilisation et traitement, l’eau est restituée sans éléments toxiques particuliers au milieu naturel selon des conditions de rejet fixées par la réglementation, et qui font l’objet de nombreux contrôles.
L’Industrie papetière a réalisé au cours des périodes récentes d’importantes études et investissements afin de réaliser de nouveaux progrès, tant pour la maîtrise de l’utilisation de l’eau que pour le traitement des eaux usées en station d’épuration.
Depuis les années 70, l’Industrie papetière a réduit ses prélèvements d’eau et rejets dans l’eau de plus de 80%.
L’Industrie papetière consomme de l’énergie motrice et de l’énergie calorifique pour ses procédés industriels. La quasi-totalité de l’énergie fossile est le gaz qui a progressivement remplacé le charbon et le fioul. En outre, une large part de l’énergie consommée est issue de la biomasse composée en grande partie des sous-produits du process de production comme les liqueurs de cuisson ou les écorces.
L’Industrie papetière est un important utilisateur d’électricité pour les différentes étapes de fabrication (préparation de la pâte, raffinage, entraînement des machines à papier, pompage des eaux de process et de la pâte, ventilation …). Elle utilise de plus en plus largement les techniques de cogénération. Ce procédé consiste à produire à la fois la vapeur nécessaire au process industriel (énergie calorifique) et de l’électricité, qui sera utilisée pour le process ou livrée sur le réseau. La cogénération permet un accroissement important de l’efficacité énergétique et des économies d’énergie primaire.
La lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont depuis plusieurs années des axes majeurs des réflexions conduites au sein de l’Industrie papetière. La dynamique de réduction des émissions de dioxyde de carbone a permis à l’Industrie papetière de respecter les objectifs d’émissions qui lui avaient été assignés pour la première période (2005-2007) dans le cadre du système européen d’échange de quotas. Avec le début de la seconde période (2008-2012) l’Industrie papetière doit poursuivre ses efforts de réduction des émissions pour faire face à la diminution du volume de quotas alloués.
La mise en œuvre du Paquet « Climat-Energie » adopté par le Parlement et le Conseil européens en décembre 2008 va encore intensifier la contrainte carbone au cours de la troisième période d’échange de quotas (2013-2020).
Les rejets atmosphériques des sites papetiers sont principalement liés aux installations de combustion présentes sur les sites. La substitution progressive d’une partie des combustibles du type fioul et charbon par du gaz, ainsi que la mise en place de systèmes d’épuration des rejets atmosphériques, ont permis de limiter les rejets de polluants.
Certains sites papetiers (en particulier les usines de pâtes) peuvent émettre des odeurs issues notamment du bois. Ces odeurs font l’objet d’études et d’investissements visant à les réduire pour un meilleur confort du voisinage des sites. Il est à noter que les panaches blancs visibles au-dessus des usines sont principalement constitués … de vapeur d’eau.
Les sous-produits de fabrication des pâtes, papiers et cartons sont constitués essentiellement de chutes de papiers ou cartons, de déchets de recyclage et de boues de stations d’épuration.
Les chutes de papiers et cartons sont réintégrées directement sur site dans les procédés industriels.
Les déchets du recyclage de papiers et cartons usagés sont des résidus des traitements et des opérations de tri préalables à la valorisation. Il s’agit de matières organiques, ou « boues » issues des opérations de désencrage, et de matières résiduelles diverses.
Les boues d’épuration sont issues des opérations de traitement des eaux qui visent à restituer à la rivière une eau purifiée.
Les boues de traitement des fibres recyclées ou d’épuration présentent des qualités spécifiques de par leur teneur élevée en carbonate, en carbone et leurs caractéristiques physico-chimiques quasi-constantes. Elles sont largement valorisées sur les sites industriels, essentiellement sur un plan énergétique (combustible biomasse).
Leurs caractéristiques sont également mises à profit par une valorisation agricole sous forme d’épandage, selon une filière scrupuleusement suivie par des contrôles qualité. L’Industrie papetière est donc très active pour limiter au maximum la part des déchets papetiers envoyés en centres d’enfouissement technique.