Environnement et énergie

  • Utilisation et traitement de l’eau

La production de pâte et de papier-carton nécessite l’utilisation d’eau à de nombreux stades du process industriel. En effet, l’eau est le support des fibres durant tout le circuit de fabrication et elle contribue à leur bonne répartition lors de la formation de la feuille.
La plus grande partie des eaux utilisées dans le procédé papetier est recyclée. Après utilisation et traitement, plus de 90% de l’eau prélevée est restituée au milieu naturel selon des conditions de rejet fixées par la réglementation et qui font l’objet de nombreux contrôles.
Bien que l’industrie papetière ait réduit ses prélèvements et rejets dans l’eau de plus de 80 % depuis le début des années 80, la maîtrise de l’eau dans le processus papetier reste un enjeu majeur pour cette industrie.

 

  • Energie

Les processus papetiers font partie des industries les plus intensives en énergie. Deux types d’énergies sont utilisés dans la fabrication de pâtes, papiers et cartons : l’électricité comme force motrice pour les machines et la chaleur pour la cuisson ou le séchage. La production de pâtes, à partir de bois ou de papier recyclé, nécessite une grande quantité de chaleur et d’énergie mécanique pour extraire les fibres de cellulose. La formation de la feuille de papier, et surtout son séchage, nécessite également un apport de chaleur important.

La plus grande partie de l’énergie consommée provient de la biomasse. En effet, la production de pâtes à partir de bois ou de papier et cartons recyclés conduit à différents sous-produits qui peuvent être valorisés énergétiquement. Ceci est un avantage sur le plan économique, puisque l’industrie produit une grande partie de l’énergie qu’elle consomme, mais aussi sur le plan environnemental, puisque le CO2 émis par la combustion de la biomasse est réabsorbé par la biomasse en croissance. L’industrie papetière européenne représente aujourd’hui 17% de l’énergie renouvelable européenne et 28% de l’énergie renouvelable générée par la biomasse en Europe.

Les coûts de l’énergie représentent  entre 15 et 30% de des coûts de production de l’industrie papetière. C’est pourquoi celle-ci innove et investit sans cesse dans des outils toujours plus performants pour augmenter son efficacité énergétique. Néanmoins, la disponibilité de l’énergie à des prix compétitifs est essentielle pour le maintien et le développement du secteur dans un contexte concurrentiel international.

 

  • Lutte contre le changement climatique et les gaz à effet de serre

La lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont, depuis plusieurs années, des axes majeurs de réflexions conduites au sein de l’industrie papetière. Le fort développement de la production d’énergie à partir de biomasse a notamment permis à l’industrie papetière de diminuer ses émissions de CO2 de 35% entre 2005 et 2012.

  • Rejets atmosphériques

Les rejets atmosphériques des sites papetiers sont principalement liés aux installations de combustion présentes sur les sites. La substitution massive des combustibles du type fioul et charbon par du gaz naturel, ainsi que la mise en place de systèmes d’épuration des rejets atmosphériques, ont permis de limiter les rejets de polluants.

 

  • Utilisation et gestion des déchets

Les sous-produits de fabrication des pâtes, papiers et cartons sont constitués essentiellement de chutes de papiers ou cartons, de déchets de recyclage et de boues de stations d’épuration (issues du traitement des eaux).
Les chutes de papiers et cartons sont réintégrées directement sur site dans les procédés industriels.
Les déchets du recyclage et les boues font l’objet de valorisation, soit énergétique, soit par d’autres filières (valorisation agricole pour les boues) afin de limiter au maximum la part des déchets papetiers envoyés aux centres d’enfouissement technique.